Wrac'h au Népal

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mercredi 5 avril 2017

"un moulin pour Deorali" LA VIDEO !

"Un moulin pour Deorali" Une vidéo témoignage de notre engagement auprès d'un village durement touché par le séisme. En novembre/décembre 2016, une petite équipe de l'association dont deux charpentiers (Eric Prigent et Alain Bucas) a apporté au village de Deorali les éléments d'un moulin à farine.

Un bâtiment destiné à  l'installation du moulin et à la création d'une salle de réunion pour les femmes du village a été construit avec la participation unanime et enthousiaste des villageois.

Retrouvez la vidéo sur Youtube:

https://youtu.be/hTGetmLg-uU

dimanche 25 décembre 2016

Un moulin pour DEORALI

Lors de notre  mission de l'an dernier dans le district de Gorkha, le petit village de Deorali (à 4h de marche d’Arkhet Bazar, la fin de la route carrossable), le conseil du village et l’association des femmes nous avaient exprimé leur désir de disposer d’un moulin à farine.

Dans ce village, c’est toujours avec une meule de pierre tournée à la main, que les femmes, après une journée harassante, préparent la farine qui servira aux repas du lendemain. Elles nous avaient mimé ce pénible travail sur lequel elles s’endorment parfois, le front heurtant alors le manche de bois de la meule. Dans ce village, aucun torrent ne permet d’installer un moulin hydraulique comme c’est la coutume dans la plupart des villages de montagne. Les femmes nous avaient aussi exprimé le désir de disposer d’un lieu de réunion et d’échange.
En 2016, les moyens financiers de Wrac’h au Népal permettaient d’envisager l’installation d’un moulin. Nous avons pris conseil auprès des spécialistes népalais et décidé de réaliser ce projet espéré par le village.

Une petite équipe a été missionnée pour la réalisation d’un bâtiment qui comprendrait un espace pour l’installation du moulin, et d’une pièce de réunion pour les femmes du village.

Notre équipe était composée de Eric Prigent et Alain Bucas, tous deux charpentiers et chargés de la réalisation du bâtiment. Gilles Menut était chargé de la réalisation des documents vidéo, et Guy Delaunay, responsable du projet. Nous signalons que les quatre volontaires ont tous pris en charge l’ensemble des frais de voyage.

Quelques étapes de la mission

Mardi 29 novembre

Accueillis par notre cher ami Sailendra à l’aéroport de Katmandu. Eric et Alain découvrent Katmandu, ville mythique, grouillante d’activité, encombrée, pleine de vie.

Mercredi 30 novembre


Une matinée consacrée aux achats de produits artisanaux qui seront proposés à la vente à notre retour en Bretagne. Dans l’après-midi, nous achetons le matériel destiné au village : un moulin à farine pour le riz, un moulin spécifique pour le millet, et un gros moteur diésel pour actionner l’ensemble grâce à un système de courroies et de roues d’entrainement. L’ensemble doit peser 400 kg…

En soirée, nous chargeons le matériel dans un pick-up qui partira le lendemain avec Eric, Gilles, Alain et Tula tandis que Guy et Sailendra prendront le bus local vers Arkhet Bazar.

Jeudi 30 novembre

9 heures de route et de pistes défoncées pour arriver au bout de la route. Un petit lodge sur la rive gauche de la Buri Gandaki nous accueille pour la nuit avant d’attaquer à pied les pentes de la montagne.

Vendredi 1er décembre
Au petit matin, nous avons la surprise de voir que tous les villageois de Deorali, hommes et femmes, sont descendus afin de nous aider à transporter le matériel du moulin. Une dizaine de jeunes se charge du moteur diesel à l’aide d’un brancard en perches de bambou.  L’ascension est assez rude, nous mettrons 4 heures pour atteindre le village. Tous les enfants de l’école nous attendent et nous couvrent de colliers de fleurs. Un peu plus loin, ce sont les femmes qui nous ont précédé et qui nous attendent sous un portail de fleurs. Colliers, écharpes… Profonde émotion !
Nous n’avons que huit jours pour réaliser la construction du bâtiment. Dès l’après-midi, visite du chantier : la plate-forme est en place. Les villageois ont sacrifié deux terrasses agricoles pour obtenir la surface suffisante. Avant la tombée du jour, l’implantation est tracée au sol. Les jeunes porteurs arrivent avec les charges lourdes, ils franchissent les murettes des terrasses comme des bulldozers… Quelle puissance !

En soirée, réunion au village. Chacun décide de participer : une équipe de sciage fournira le bois de la forêt, les femmes viendront chaque après-midi casser les cailloux pour le béton, les jeunes participent à la construction.

Tout au long de la semaine, la coopération a été pleine et entière, dans une humeur joyeuse et enthousiaste.

Samedi 2 décembre et les jours suivants…

Nous commençons le sciage, les assemblages au sol. Les jeunes, les vieux sont présents tous les jours, certains s’initient à la visée laser, d’autres à l’usage de la tronçonneuse. Les trous d’ancrage des poteaux sont creusés.  Le levage des parois n’a jamais manqué de bras. Les femmes nous apportent des petits cadeaux : bouteilles de « rakshi », leur bière locale, maïs grillé, galettes, fruits.

Le dernier jour, l’ossature est en place, le mécanicien, venu d’un village voisin aligne les machines avant le bétonnage des ancrages. Dans la soirée, les habitants sont montés au chantier pour une cérémonie d’inauguration. Le pignon du bâtiment est décoré de fleurs et de grandes feuilles de bananiers. C’est la fête, même si le bardage n’est pas encore en place. Les t^les de la toiture seront livrées dans la semaine, après notre départ.



Ce qui va changer

La vie du village va se trouver profondément modifiée grâce à ce moulin. Nous apprenons qu’en réalité, ce n’est pas seulement Deorali qui aura l’usage du moulin, mais tous les villages de ce versant de la montagne. Une économie de proximité va peu à peu se mettre en place. Le local des femmes va trouver son usage :  réunions, décisions, projets… Pendant la fête d’inauguration, une des femmes nous fait le signe de la victoire. Beau geste plein d’espoir.

D’autre projets sont en cours sur ce versant montagnard, l’école du village a été reconstruite grâce au financement de notre ami Ashok, Nous contribuerons avec un peu de mobilier pour l’aménagement des classes. Sur le village de Swaragaon, les classes supérieures vont bientôt bénéficier d’une bibliothèque,/librairie. Un nouveau bâtiment reste à construire. Ce sera  notre prochaine étape , si la générosité de nos donateurs le permet…

mardi 1 mars 2016

Maison d'accueil à Swaragaon

Le loto organisé à Lannilis le 13 février nous a permis d'engranger la somme de 2700€.

Les derniers échanges avec nos amis de Kathmandou nous ont permis d'obtenir une évaluation du prix d'achat du terrain, aux environs de 5000€. Lors de notre dernier voyage, au mois de décembre, nous avions laissé une provision de 1500€ sur le compte de l'association. Ce qui va permettre de verser des arrhes pour cet achat.
Nous avions à la même période évoqué les tensions sociales et politiques dues au blocage dans le sud du pays. La situation a évolué, Ashok nous informe dans son dernier message que le gouvernement a augmenté le coût du travail de 17%, que les prix ont beaucoup monté, car cet isolement a duré plus de 5 mois.

Nos réserves devraient nous permettre de conclure l'acquisition de ce terrain de 1200 m2, cependant il nous reste à trouver les fonds pour la construction, le coût du projet étant en augmentation à cause de ces évènements.

vendredi 22 janvier 2016

Premières actions dans les villages

Ashok et son équipe nous ont fait parvenir un nouveau message:

"Concernant le financement des abris, nous avons acheté 80 couettes (édredons) bien chaudes en coton et les avons distribuées à chaque famille des villages de Bandelgund, Deurali et Thanti, ce qui leur a fait très plaisir.

            Pour ce qui est de l’acquisition d’un terrain pour la construction de l’auberge (L’internat), Tula a réussi à trouver un endroit qui conviendrait. Il me demande désormais si nous devons l’acheter ? Qu’en pensez-vous ? Devons nous Devons nous contacter le propriétaire et essayer de négocier le prix, définir la surface exacte, et si nécessaire verser des arrhes afin de bloquer la vente du terrain, ou pensez vous que cela est encore trop tôt ? Merci de me faire connaître votre décision afin que nous puissions faire le nécessaire."

Nous avons donné notre accord, et attendons maintenant les propositions pour le terrain, ainsi que des précisions pour l'organisation des prochaines visites.

vendredi 27 novembre 2015

Voyage et communications

Pas d'évolution quant à la situation, le blocus non officiel, mais réel de l'Inde commence à poser de gros problèmes, tant médicalement (produits qui n'arrivent pas) qu'économiquement. Des incidents aussi à la frontière.

Difficile de trouver du carburant, qui est très cher : nous partons demain à 7h par le bus local, jusqu'à Arkhet Bazar (6h de route, car il n'y a pas beaucoup de circulation).

Nous ne savons pas ce que seront les moyens de locomotion et de communication ensuite. Retour prévu le jeudi 3 sans doute... Peut-être quelques infos par mobile (carte locale).

Nous attendons le départ, et tournons un peu en rond dans Katmandou. Nous avons visité le "Garden of  dreams du Kaiser", une oasis de tranquillité dans le bruit de la ville.

Le bambou "bidon de Bouddha"

Pour patienter, essayez donc de répondre à cette question :
Pourquoi a-t-on suspendu de petits sachets pleins d'eau à chaque angle de ce petit restau? Très sympa d'ailleurs ce restau, des pâtes népalaises excellentes, et bien moins chères qu'à la pizzeria!

mercredi 25 novembre 2015

Villages voisins et scolarisation

Le village est en fait 2 villages, séparés d’un quart d’heure de marche environ : Deurali et Bandelgund, respectivement 195 et 180 habitants, une soixantaine de maisons (avant le séisme...),

29 enfants fréquentant l’école (publique) commune aux 2 villages , une école primaire jusqu'à la classe 3 (8-9 ans, car ici l'école primaire (obligatoire et gratuite depuis 1975, mais c'est très difficile dans les villages), ce sont les classes de 1 à 5.
Le secondaire 1er niveau, ce sont les classes 6,7 et 8.

Une douzaine d’enfants continuent leur scolarité dans le village de Swaragaon (où habite Tula). Cette école ou collège (public) permet de scolariser jusqu’à la classe 8. L’objectif c’est d’augmenter ce nombre.

Ces villages sont habités par les ethnies Magar et Gurung, et Sailendra (qui les a visités à la fin de la mousson, en septembre) les décrit comme une communauté rurale active, dont "pas un champ n'est vide", alors que beaucoup des "jeunes" (comprendre mâles de 16 à 40 ans) travaillent pour le tourisme dans d'autres régions ou certains à l'étranger.

L’école de Swaragaon peut accueillir d’autres élèves.

Nous allons donc visiter ces villages, discuter avec les habitants, puis redescendre vers Swaragaon pour y rencontrer les différents partenaires potentiels : le comité de management de l'école, les "youth comitee" et "mother comitee" ...

Aujurd'hui, nous avons travaillé sur la construction de cette "pension".